La langue française est ainsi faite que les mots qui la composent peuvent avoir différentes significations. Ainsi, en fonction des tournures de phrases utilisées, on peut à partir d’un mot provoquer des débats interminables.
C’est le cas depuis plusieurs semaines avec cette formule de campagne imaginée par François Hollande, alors candidat à l’élection présidentielle : « Le Mariage pour tous. »
Une fois élu, avec son gouvernement, il tente de convertir cette formule de campagne en texte de loi gravé dans le marbre, qui prévoit, non seulement, le droit pour chaque citoyen de se marier avec un autre quelque soit son sexe, mais aussi, à chaque couple ainsi constitué, d’avoir recours à la fameuse PMA : procréation médicalement assistée.
Si la formule de campagne a fait mouche, le projet de loi, lui, pourrait faire au minimum couler ce gouvernement, mais aussi bouleverser notre société.
De quoi parle-t-on ? Que signifie le mot mariage ? Quel est son étymologie ?
En français, le mot mariage provient du verbe latin maritare, issu de maritus, qui dérive, d’après une explication traditionnelle, de mas / maris, le mâle. L’adjectif qui lui correspond « matrimonial », provient du substantif latin matrimonium, issu de mater, la mère et signifiant également mariage. L’usage du mot latin matrimonium dans les textes juridiques et théologiques a largement contribué en Europe à l’élaboration de la notion. Il n’a pas laissé de substantif en français moderne, mais reste néanmoins présent en italien et en espagnol, sous la forme de matrimonio. Dans les pays d’Europe occidentale dont les langues découlent du latin, le cadre lexical du mariage renvoie donc à une forme juridique par laquelle la femme se prépare à devenir mère par sa rencontre avec un homme.
A lire l’explication fournie par Wikipédia, pas de doute possible : le mariage consiste en l’union d’un homme et d’une femme dans le but de fonder une famille.
Dans notre société, le mariage relève d’un fondement religieux, il n’y a aucune honte à le dire et l’écrire, c’est notre histoire.
Certes, il est tout à fait légitime que les couples homosexuels souhaitent bénéficier des mêmes avantages juridiques, fiscaux et patrimoniaux que les couples hétérosexuels. Si le PACS est insuffisant à ce niveau, le législateur doit corriger cette injustice, mais de grâce ne mêlons pas ces tracas administratifs aux symboles du mariage.
Certains parlent de discrimination si on ne permet pas aux couples homosexuels de devenir parents. De qui se moque-t-on ? La loi de la nature s’impose à tous sans exception.
La gauche a souvent accusé Nicolas Sarkozy de diviser les Français, mais que penser de l’action de l’actuel Président de la République et de ses Ministres ? Lorsque Monsieur Peillon, Ministre de l’Education Nationale sermonne l’école privée et l’invite à ne pas débattre en ses classes sur ce sujet alors que Madame Vallaud Belkacem, porte parole du même gouvernement se permet, elle, de le faire avec des collégiens de l’école public, n’y-a-t-il pas là deux poids, deux mesures ? La majorité de gauche aurait-elle tous les droits ? Le « moi Président de la République… » est bien loin et oublié par son auteur.
Pour ma part permettre l’union de deux homosexuels est normal, mais ce droit à l’union ne doit pas entrainer, pour les personnes concernées, le droit de concevoir des enfants de façon médicalement assistée ; ceci même si des pays voisins pratiquent cette PMA pour les couples homosexuels.
Si ce projet devait aboutir, il faudrait également modifier notre code civil. En effet on ne pourrait plus parler au sein d’une famille du père et de la mère mais sans doute du parent A et du parent B ! La famille est suffisamment mise à mal sans que le législateur au nom d’une promesse de campagne se charge de la détruire un peu plus.
Je fais de la politique depuis plusieurs années, je me bats pour plus de justice, pour plus d’équité, pour une société où les valeurs qui fondent notre pays, notre civilisation ne soient pas bafouées. Comme un certain nombre d’entre vous, je trouve que notre société est à la dérive au niveau de la morale. Or je ne peux pas faire ce constat et en même temps militer pour des projets de lois qui vont à l’encontre de ce principe. C’est la raison pour laquelle je m’oppose fermement à ce projet de loi et demande qu’un véritable débat s’engage et que la décision finale soit prise en organisant un référendum populaire. Sur ce sujet ma position personnelle est très claire : l’union oui, le mariage non !